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La pollinisation

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La pollinisation
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Maroc Vert

La pollinisation est un élément clé de la reproduction sexuée des végétaux supérieurs,

Elle est le mode de fécondation privilégié utilisé par les plantes angiospermes (plantes à fleurs produisant des fruits), et gymnospermes (plantes à graines). Il s’agit du processus de transport d’un grain de pollen depuis l’étamine (organe mâle), jusqu’au pistil (organe femelle) d’une fleur de la même espèce. Bien que la plupart des plantes soient hermaphrodites, la pollinisation est très importante car, de quelque nature qu’elle soit, mais surtout lorsqu’elle est entomophile (effectuée par les insectes), elle permet un meilleur brassage génétique.


 

Celui-ci évite la consanguinité et donc la dégénérescence, permet une plus grande diversité et une résistance accrue des plantes. Les collètes du lierre sont les abeilles les plus tardives. Elles émergent habituellement en septembre/octobre et se nourrissent presque exclusivement de pollen de lierre. Lorsqu'une génération précoce voit le jour (juillet/août), le lierre n'est pas encore en fleur. Les abeilles se rabattent alors sur d'autres plantes, telles les solidages, pour nourrir les larves.

 

La pollinisation est un service d’échange gratuit mais indispensable, assuré par divers agents écologiques pour assurer la survie et l’adaptation des plantes, maintenir la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes.

 

 

Le présent dossier abordera les divers aspects de la pollinisation, mais se concentrera plus particulièrement sur ses agents les plus zélés et les plus efficaces : les abeilles.

L’abeille va mal. Les causes de ce mal être et de la disparition massive des colonies sont diverses : manque de nourriture dû à l’appauvrissement du biotope, pesticides, fongicides, maladies… La vie quotidienne des hommes de plus en plus éloignée de la nature modifie les grands principes de cette dernière et entraîne la disparition d’espèces animales et végétales. L’abeille, comme tant d’autres est entrain de faire les frais de la volonté humaine de dominer la nature.

Cela aurait pu passer inaperçu, de nombreuses espèces animales et végétales ont disparu de la surface de la terre, les ours blancs, les grands singes, …. risquent de subir le même sort. L’abeille aurait pu faire partie de cette liste noire sans que personne ne se préoccupe de sa destinée, et pourtant, les médias, les politiques en parlent.

Pourquoi ? Car l’abeille a une valeur économique. Grâce à elle nous pouvons manger du miel, cirer nos meubles, nous soigner : notre société moderne redécouvre les vertus de l’apithérapie oubliée. Et puis, et surtout, le rôle de pollinisatrice de l’abeille nous permet de savourer des cerises, prunes, pommes, tomates, courgettes…. toutes sortes de fruits et légumes, qui sans cette petite bête laborieuse volant de fleur en fleur, se couvrant de pollen, n’arriveraient pas dans nos assiettes.

Là se joue le drame, si l’abeille disparaît l’homme devra se débrouiller pour polliniser artificiellement les fleurs de multiples végétaux ce qui représentera un travail colossal et un coût important. A terme les générations futures comme de nombreuses espèces d’animaux fructivores risquent de connaître de graves difficultés pour s’alimenter.

A notre petit niveau, nous ne pouvons pas faire grand chose contre la disparition des ours blancs et des grands singes, par contre, nous pouvons agir pour la préservation des abeilles en accueillant quelques ruches dans nos jardins, en leur permettant de trouver de quoi se nourrir sur nos pelouses ou dans nos jardinières.

Pour ceux qui ne peuvent où ne veulent pas accueillir d’abeilles chez eux mais souhaitent agir pour leur bien être voici quelques conseils : Plantez des plantes mellifères, il en existe de nombreuses mais certaines sont plus visitées que d’autres : phacélie, lavande, mélilot, bruyère et callune, lierre, bourrache, tournesol, ancolie, trèfle blanc, luzerne, sauge, ail des ours, épilobe en épi, pissenlit.

                                                  

Faites en sorte que votre jardin soit pourvu de plantes mellifères en toutes saisons et ne tondez pas les pissenlits, les trèfles, les fleurs qui égayent votre pelouse.

Un gazon bien tondu n’a aucune valeur nutritive pour les insectes… espacez les tontes. Surtout pas de produits chimiques, c’est mauvais pour votre santé et pour nos amies les abeilles.

Il aura fallu un an de tournage en pleine nature, avec l’aide de scientifiques, pour raconter par l’image une aventure extraordinaire : celle de la pollinisation. Le film Pollen, du même niveau que La marche de l’empereur ou Les ailes pourpres, sortira le 16 mars et Futura-Sciences s’y associe avec un concours.

Il y a bien des millions d’années, des végétaux et des animaux ont passé un pacte : nourriture contre transport. En échange d'un tribut nutritif, les uns font porter leur pollen par les autres. La planète s’est alors couverte de fleurs et peuplée de butineurs en tout genre.

On connaît les Insectes avec leur spécialisation extrême, parfois absolue quand tel papillon peut seul accéder au nectar que la fleur lui réserve alors que lui-même ne saura trouver aucune autre source de nourriture. On sait depuis moins longtemps que les chauves-souris en font autant, et depuis très peu que la musaraigne à trompe s’en fait une spécialité.

Les humains, bucoliques à leurs heures, savent admirer le ballet des pollinisateurs, mais en perturbent aussi le déroulement en faisant disparaître des forêts ou des prairies, pour y planter des villes ou des céréales, en coulant des rubans de bitume ou en vaporisant des pesticides.

Alors que 30 % environ de l’agriculture mondiale dépend des pollinisateurs, cette activité biologique prend aujourd’hui une valeur économique autant qu’écologique, alors que l’on se demande toujours pourquoi les abeilles se raréfient.


Certaines chauves-souris savent elles aussi, comme les colibris, en remontrer aux pilotes d’hélicoptères et maîtriser le vol immobile au point de butiner tranquillement.

Ralentis vertigineux

L’époque est donc bonne pour un documentaire avisé sur le monde des fleurs et de leurs transporteurs attitrés. Voilà donc Pollen, réalisé par Louie (ou Louis) Schwartzberg et produit par Disneynature, qui sortira en salle le 16 mars. Une année de tournage a été nécessaire pour filmer les pollinisateurs à l’œuvre dans les forêts tropicales humides du Panama, les régions désertiques et montagneuses du Mexique et les plaines du Kansas. Les scènes filmées en accéléré rendent compte au ralenti de l’incroyable vol stationnaire des colibris (alias oiseaux-mouches), de l’activisme des insectes butineurs ou des prodigieux essaims de papillons monarques.



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